L’hôpital Avicenne, une commande politique

Une conférence de Bénédicte Penn, historienne de l’art, sur l’hôpital Avicenne

Mercredi 31 mai, à 14h30

aux Archives départementales de la Seine-Saint-Denis

L’hôpital franco-musulman est inauguré le 22 mars 1935.

JPEGDécidé dans le sillage de la construction de la mosquée de Paris (inaugurée en 1926), le projet d’hôpital est parrainé par le "Comité Laffont", qui rassemble des personnalités politiques et religieuses de France, des deux protectorats que sont le Maroc et la Tunisie, et des trois départements d’Algérie.

Le but officiel est créer une structure de santé qui puisse accueillir un public très éloigné des soins et des structures de santé. L’autre aspect est celui du contrôle : l’hôpital est conçu dès le départ comme un outil de recensement et de surveillance des travailleurs coloniaux en France.

L’implantation du site à Bobigny répond à des raisons financières : le terrain, à deux pas de l’usine Moritz qui traite les matières fécales de la capitale, ne coûte pratiquement rien.

L’hôpital sera réservé aux malades musulmans jusqu’en 1945, date à laquelle sa gestion revient au seul département de la Seine, avant son intégration au sein de l’Assistance publique.

La conférence de Bénédicte Penn, historienne de l’art, évoquera les aspects politiques de la construction de l’hôpital franco-musulman, et le parcours de son architecte, Maurice Mantout.

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