Journée d’étude "Le PCF et les « questions d’organisation » : regards historiens"

Le 29 mai 2013 à partir de 9h aux Archives départementales.

Journée d’étude organisée par les Archives départementales de la Seine-Saint-Denis.

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La Direction des services d’archives

Section d’organisation du PCF, cahier d’effectifs  (261 J 25) – Archives du PCF/AD 93. {JPEG}Section d’organisation du PCF, cahier d’effectifs (261 J 25) – Archives du PCF/AD 93.Le Parti communiste français (PCF) est traditionnellement considéré comme un modèle de parti politique de masse. Dans un pays marqué par la faiblesse structurelle des partis, le caractère large de son organisation est longtemps apparu comme une exception, objet de fascination autant que de dénigrement, de mythe davantage que d’analyse.

Depuis quelques années, des regards nouveaux se sont multipliés sur l’état réel de l’organisation communiste. Des archives jusqu’alors ignorées ont permis de mieux scruter les flux d’effectifs et la multiplication des études localisées a offert une image plus diversifiée, plus proche des environnements territorialisés de l’activité communiste.

Associant historiens et sociologues, cette journée d’étude tentera d’esquisser une mise en perspective globale de ces travaux, afin de mieux comprendre les liens entre la théorie et la pratique, entre le national et le local. Elle s’organisera en cinq moments :

1. S’ORGANISER
Au tournant des XIXe et XXe siècles apparaissent dans la mouvance socialiste des représentations modernes et des pratiques diverses de l’association politique. Après la Première Guerre mondiale, l’installation d’un communisme politique distinct s’inscrit dans un jeu de continuités et de ruptures qui mérite d’être scruté, dans une perspective comparative qui relie et oppose la tradition socialiste française et le modèle « bolchevique » véhiculé par l’Internationale communiste.

2. RECRUTER
Le PCF a porté une attention exceptionnelle au prosélytisme du recrutement. L’affiche, de ce point de vue, n’a pas été utilisée que pour stimuler la mobilisation électorale : les communistes ont toujours considéré qu’était bien ténue la frontière qui pouvait séparer le « compagnon de route » et l’adhérent. En cela, l’affiche ne sert pas seulement de pivot pour conquérir de l’influence, mais pour conforter « l’avant-garde » et nourrir l’image d’un irrépressible dynamisme militant.

3. SE COMPTER
Les effectifs relèvent toujours des secrets de parti, et pas seulement dans le PCF. De fait, le comptage est d’autant plus difficile que l’on ne sait pas vraiment ce que l’on dénombre, le sympathisant, le cotisant régulier, le militant… Dans le cas du PCF, le mystère a été redoublé par les approximations et les leurres entretenus, par les responsables comme par les adversaires. Là encore, l’ouverture de nouvelles sources rend possible des avancées de l’analyse.

4. S’IMPLANTER
L’univers communiste a été suffisamment intégré pour nourrir un espace de sociabilité qui va jusqu’à l’émergence de véritables cultures à la fois locales et nationales. Des études se sont attachées à décortiquer cette écologie sociale du communisme. La diversification des matériaux d’étude a permis d’ouvrir l’étude aux organisations et aux trajectoires militantes. Ainsi la cohérence forte de l’univers communiste est aujourd’hui contrebalancée par la perception plus fine de la diversité, voire des écarts ou de la contradiction, mêmes implicites.

5. SE MONTRER
Dans l’univers documentaire, l’image animée – le film – a acquis une importance nouvelle qui permet de redonner, à l’analyse rétrospective qui dissèque, le liant de la vie. Dans ce domaine, le travail réalisé d’ores et déjà mérite d’être intégré pleinement à ce qui devient peu à peu une véritable anthropologie du communisme français.

Informations pratiques :

  • Mercredi 29 mai 2013, de 9h à 18h
  • Salle de conférences des Archives départementales de la Seine-Saint-Denis
  • Réservation obligatoire auprès d’Anaïs Banbuck au 01 43 93 97 00
  • Programme de la journée d’étude